20/03/2013

Doutes et certitudes...

L'année dernière, au milieu de l'été, plusieurs évènements se sont enchainés qui m'ont beaucoup remis en question. Je me suis demandé à quoi bon? A quoi bon passer du temps, prendre beaucoup (trop?) de photos? Surtout quand on finit par les perdre dans un méandre des problèmatiques de disque dur qui crashe ou de base obèse. A quoi bon tenter de faire de la photographie quand tout à été fait, quand on voit chaque jour des clichés sublimes? Et puis le temps qu'on voudrait passer à prendre des photos est bien souvent pris par tant d'autres choses importantes comme le travail ou la famille. Bref un petit coup de blues photographique dont je me suis sorti petit à petit.

J'ai commencé par stopper complétement les projets en cours et mes publications photographiques. Cette pause est salutaire pour souffler un peu et éviter de publier pour publier. La culture de l'instantané sur internet n'est pas toujours compatible avec le temps nécessaire pour faire murir une série photographique ou une pratique, pour aiguiser son regard critique.

J'ai fait ensuite fait un tour dans mes archives sans forcément prendre de nouvelles photos. Celà m'a permis d'abord de faire un peu de place sur mes disques durs en virant pas mal d'oeuvre complétement inabouties (sic!). J'ai aussi retrouvé quelques perles inoubliées qui on trouvé là une ressurection soudaine et une consécration inattendue, comme celle ci :

Et je relance de deux D

Dans le même registre, j'ai profité de cette période pour procéder à de nombreux tirages et création d'albums photos, ceci essentiellement à but familial. Deux raisons à ça. La première est que quand on passe à coté de la perte de plusieurs milliers de photos on cherche à avoir un support un peu fiable. Et pour la seconde, il ne faut pas oublier qu'une photo doit vivre aussi sa vie sur papier. J'avais tendance un peu à l'oublier. En tout trois albums sorti à vocation familial qui maintenant trône dans la bibliothèque et, au passage, encore des rédécouvertes de photos injustement oubliées.

Le bon accueil

J'ai également profité de cette période pour lire et compulser différents ouvrages sur la photo que ce soit des ouvrages sur les photographes (comme par exemple l'excellent ouvrage chez Gallimard consacré à Henri Cartier Bresson) ou encore des ouvrages plus techniques. A noter d'ailleurs une très bonne série chez Pearson, les ateliers du photographe qui permettent de creuser sur un sujet, que ce soit la photo de nuit ou la photo urbaine. On en reparlera d'ailleurs. Même si j'avais déjà abordé ces sujets dans ma pratique photographique ces ouvrages techniques ont été l'occasion d'approfondir certains aspects et surtout de mieux retenir certains conseils que j'ai appliqué par la suite lors de sorties.

Au milieu de tout ça je me suis remis à faire des photos. En pratique je n'ai pas vraiment arrété, simplement j'ai continué à faire des photos lors de sorties sans buts précis ou lors de rendez vous familiaux. Comme il faut parfois forcer un peu le destin, j'ai organisé une sortie photographique au sein de mon club photo sur le thème de la photo nocturne. C'était l'occasion de partager et d'échanger quelques techniques sur le sujet et également de faire quelques photos.

Comme un lillo dans la nuit

Et au milieu de tout ça j'ai tenté de répondre aux questions que je me posais plus haut. En résumé, la photo est un plaisir pour moi, ce fut pendant un temps une planche de survie mais ce n'est plus le cas donc je ressens sans doute moins l'envie de shooter tout les jours. Aujourd'hui mes envies photographiques sont centrées autour des portraits de mes proches de l'urbain et de la danse, même si je me refuse pas d'explorer de nouvelles voies. De même je m'autorise de temps à autres à faire du déjà vu pour mon plaisir ou pour mieux appréhender une technique. Je ne m'empêche pas de tenter également de sortir des séries et d'exposer des photos quand l'occasion se présente tout en sachant qu'il me reste encore beaucoup de travail sur le sujet, il me reste encore au moins trois décennies pour ça.

Je reste un photographe enthousiaste et qui a bien envie de continuer.

13:11 Publié dans Blog | Tags : numérique, réflexion | Lien permanent | Commentaires (3)

18/02/2013

Retour à Naples en argentique

Il y'a de celà bientôt deux ans, j'ai effectué un séjour d'une semaine dans la région Napolitaine et j'ai, pour la première fois, emmené mon Yashica avec moi pour les vacances. J'avais prévu pour une semaine d'emporter trois pellicules, deux Ilford Delta 100 pour le noir et blanc et une portra 400 pour faire un peu de couleur. L'une des pellicules noir et blanc était particulièrement destiné à la journée à Pompeï.

J'ai commencé le séjour avec une pellicule noir et blanc dans l'espoir de shooter les rues et de rapporter un bout de l'ambiance de la ville. Une ambiance particulièrement humide.

argentique,yashica

J'ai profité donc de cette première pellicule de voyage pour tenter quelques approches de rues avec le Yashica. L'avantage de ce enre d'appareil est que l'on passe relativement inaperçu ou bien, au contraire, on est immédiatement repéré par les amateurs de vieux matériel. :)

argentique,yashica

Le plus grand avantage d'un appareil a visée par le dessus est, pour moi, que l'on peut tenter des prises de vue très original au ras du sol et profiter d'un angle de vue inédit.

argentique,yashica

En contre partie il faut bien songer à prendre son temps pour les réglages et la mise au point. En bref restons zen. Ceci n'est pas un problème quand on visite Pompeï car le sujet ne risque pas de s'en aller (au pire il s'effondre mais bon). 

argentique,yashica

On peut quand même profiter des visiteurs pour donner un peu de vie à l'ensemble.

argentique,yashica

Par chance nous avons eu un joli rayon de soleil permettant de jouer avec les ombres de la journée sur la pierre.

argentique,yashica

Entre ces deux pellicules noir et blanc, j'avais prévu une pellicule couleur, la défunt Portra 400 VC qui fut, sans jeu de mots, une révélation à tout niveau. Sur le sujet j'ai essayé de déclencher sur des sujets colorés avec un résultat très sympathique

argentique,yashica

La ville se prête d'ailleurs bien à ça avec des murs de toutes couleurs un peu défraichis. Moi j'adore.

argentique,yashica

Je ne me suis pas restreind et dès que ma cellule le permettait, j'ai déclenché avec un peu d'appréhension parfois. Mais le résultat ne m'a pas déçu.

argentique,yashica

En conclusion ce fut une très bonne expérience et ça valait vraiment le coup de prendre l'appareil et quelques pellicules. A refaire je n'en prendrais pas tellement plus. Une pellicule pour deux jours de voyage est amplement suffisant. Avec l'argentique, c'est pas une découverte, on se concentre davantage sur le sujet et on déclenche moins.

Dans le registre des mauvaises surprises, j'ai eu la désagréable surprise de voir quelques clichés envolé car l'une de mes pellicules N&B n'était pas correctement rangé et a été en parti exposer à la lumière. C'est propre au moyen format mais j'emporterais un meilleur conteneur à l'avenir. L'autre attention à prendre est le stockage des négatifs une fois développé. J'ai eu quelques mauvais surprises mais dans l'ensemble avec un peu de post traitement on arrive à corriger quelques mauvais surprises comme ci dessous :

argentique,yashica

 

Vivement donc le prochain voyage avec pentax et Yashica

20:56 Publié dans Argentique | Tags : argentique, yashica | Lien permanent | Commentaires (0)

13/02/2013

Ma vie de grand Tycoon!

Le 12 novembre dernier en rentrant chez moi, j'eu le plaisir d'y trouver un courrier à mon attention. A l'intérieur se trouvait un magazine photo. Ma fille a eu ces mots très justes : "Papa reçoit toujours plein de magazine". C'est tout à vrai, mais celui ci est plus qu'un magazine, c'est un remerciement.

Il y'a de celà quelque mois le webzine focale alternative, après deux ans de publication en numérique décide de se lancer dans le projet de créer un premier numéro sur papier. Pour financer le projet, le créateur du magazine est passé par le site de crowdfunding Ulule. Pour ma part, lecteur plus ou moins régulier du webzine, j'ai décidé d'apporter ma dîme (parce que bon la photo sur écran c'est bien, mais sur papier c'est encore mieux. Bien m'en a pris au final.

J'ai déjà participé au financement de plusieurs projets avec plus ou moins de bonheur. Les projets, comme tout les projets, se perdent parfois on ne sait où, sans véritable lendemain. En la matière je trouve que Focale Alternative a entièrement joué le jeu et constitue un exemple de projet ayant utilisé à bon escient le crowdsourcing.

Tout d'abord le magazine avait déjà bien vécu et propose régulièrement des numéros de qualité. Je pense qu'il y'avait une véritable attente entre les lecteurs et les rédacteurs pour une version papier. En tout cas de ma part c'était le cas.

Ensuite, le projet a été bien presenté, détaillant ce qui allait être financé et ce qui allait été présenté dans le magazine. De plus des news sont arrivés régulièrement sur l'avancement du projet. C'était avec plaisir que je prenais de ces nouvelles.

Et voilà donc que le magazine est arrivé. A la lecture j'ai été encore plus ravi d'avoir participer au projet, les reportages sélectionnés sont très forts. J'aurais quelques bémols à apporter sur certaines photos en double page qui ne sont pas gatées par la reliure rigide. En tout cas, la revue a rejoint ma collection d'ouvrage sur la photo.

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Vivement le numéro 2. Je suggère d'y mettre une partie détachable pour pouvoir afficher certaines photos sur son mur.